Besa7a ou ra7a

Je l’ai quitté pendant plus d’une semaine, je n’arrêtais comme même pas de songer à lui .Désormais, il faisait partie de moi...Je suivis mon cœur, et d’un grand élan (un élan de plus de 300 km) allai le rejoindre.

Sans rancune , il m’ouvrit largement ses portes et avec beaucoup de chaleur m’invita au bâtiment B.Un bâtiment où l’on disposait de tout : une salle de repos au premier étage pour ceux qui le valaient bien , une rétrographie, des salles très bien équipées , des érudits de haut niveau,des Forumistes en réunion,des Juniors entrepreneurs (les Sifistes ont leur propres bureau de l’autre coté),des cours d’espagnol et de japonais, bientôt un English Club, et même des personnes qui encadraient notre relation. Avant de commencer tout discours de disculpation, il me déclara que lui aussi avait pensé à moi et me montra une lettre, soigneusement affichée dans une vitrine à l’entrée du bâtiment B, où il me déclarait sa flamme devant tous les INPTistes .Les frissons m’envahissaient, je la lisais doucement, apparemment il voulait me voir tous les jours et me montrait donc d’un grand index ce qu’il me proposait pour le lendemain. J’étais très touchée, tellement touchée que j’ai ’’ferierisé’’ le lendemain pour rester avec lui. (Gad, je t’adore).

On s’est offert toutes les activités du monde : ping pong, billard, basket, volley, foot au nouveau terrain, compétition culturelle, surfing, Kyle XY et bien d’autres activités dont on dispose à l’institut.Un peu plus tard, alors qu’on faisait tranquillement un petit tour du côté de la loge d’accueil, des cocoricos berçant nos marches (oui on a même un coq), nous rappelaient qu’il était temps de se réveiller …Pour nous, d’aller se coucher…on se souhaita bonne nuit et se sépara devant la caméra du pavillon 3 (pas de feintes).

Midi trente, mon réveil sonna. ‘’Ooooopla ‘’, après un grand soupir, j’ouvris la fenêtre : le ciel était bleu, une belle journée s’annonçait.Je pris ma serviette et me dirigea vers le hammam beldi de l’institut.Oui, un hammam beldi ! Ne le saviez-vous pas ? L’entrée est gratuite et permise pour toutes les filles par simple dépôt de la carte nationale à l’entrée...C’est ainsi que, tout au long de la semaine, on recevait des invitées chez nous.Au début, elles cherchaient le hammam et ouvraient les mauvaises portes …Maintenant, grâce aux senteurs de moisissure et d’herbes fraîches, elles le reconnaissaient de loin.... J’ouvris donc la porte du hammam et choisis la douche la moins défectueuse possible : celle où l’on ne sortait ni chauve ni paralysé.je n’eus pas beaucoup de choix et choisis donc une, par defaut.Avec le peu d’enthousiasme qui me restait, je rejoignis ma douche .La température était extrême (oui au pavillon 3, on ne connait pas de juste milieu)…Alors que je commençais à m’y habituer, j’entendis un bruit et Plouf un deuxième .Mais qu’est-ce que ça pourrait bien être ?... Regardez juste la couleur de mon visage, vous saurez tout …Un plafond qui se décomposait, du côté gauche, sous mes yeux.Mon dieu ! …Comme j’étais du côté droit ,je finissais en toute hâte ma douche et sans plus tarder ,me dirigeai vers la porte.Je voulus l’ouvrir quand j’entendis une voix masculine : ‘’medomoizille selvouplé ,une ménote selvouplé ‘’.Les filles du pavillon 3 vont certainement le reconnaître.Pour les autres ,c’est une personne qui habite à côté de la loge :très serviable ,très compréhensive ,très proche des étudiants,toujours là au bon moment et qui ,contrairement à d’autres inconnus ,hurlait sa présence dès l’entrée du pavillon.Pour les autres inconnus, qui s’incrustaient discrètement ,je considère que c’est de l’irrespect total (envers toutes les filles voilées ou non) et que c’est une affaire que je signale parmi d’autres et qui doit être réglée d’une manière ou d’une autre !....Une fois que je sentis la sortie du Monsieur ‘’medomoizille selvouplé, une ménote selvouplé, je me dirigeais vers ma chambre..’’Tic Tic Tic Tic’’, voilà j’y étais.

Ici ,je pris le stylo qui faisait couler le plus d’encre ;c’était un stylo rouge que j’utilisais quand j’avais quelque chose d’urgent à signaler…je le pris avec détermination et me prononça pour le bien de notre école et le bien de toutes !

Maria Hafd-allah

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